Travailler en Corée du Sud

Publiée par valeuf le 17 avril 2012 24 Commentaires

Kisara me demandait récemment (enfin pas trop récemment en fait… mais on va pas chipoter) :

« Je pense bientôt faire un article sur comment trouver du travail en Corée. Mais pour résumer rapidement ma situation,  »
tiendras-tu ta promesse ? =p

Mon bureau au boulot à Seoul qui n'était pas très bien rangé lors de la photo.

J’avais en effet évoqué l’idée que je vous raconterais comment trouver un travail en Corée du Sud, je me suis donc mis à la tâche et j’ai ressorti quelques vieux brouillons sur ce sujet. En relisant tout cela et en me demandant ce que j’allais bien pouvoir écrire comme bêtises je me suis rendu compte que ma modeste prose avait une teneur très psycho-dramatique… Plutôt que de rentrer dans des considérations practico-pratique sur votre CV et vos démarches partons plutôt dans les bas fonds de la psychologie de comptoir. Pour les détails, je vous conseille de poser des questions dans les commentaires sur votre situation. J’essaierais d’y apporter une réponse avec ma petite expérience (résultat non garanti).

Voulez-vous vraiment bosser en Corée ?

Avant de chercher un boulot dans la péninsule, je crois que quelques questions s’imposent. Sans vouloir brosser un portrait un peu noir de la Corée du Sud: je me demande si les mineurs de fonds n’ont pas des meilleures chances de survie que les employés Coréens. Venir ici, c’est prendre le risque de mourir d’une cirrhose du foie à 40 ans, si vous n’êtes pas mort d’une crise cardiaque à 38 ans ou d’un cancer de l’estomac à 39. C’est s’exposer à une discrimination négativo-positive franche du collier et faire face à une organisation du travail qui … heuh… en fait ne pas faire face du tout à une quelconque organisation compréhensible par le commun du mortel.

Élections législatives en Corée du Sud

Publiée par valeuf le 11 avril 2012 4 Commentaires

Les militants Coréens font des danses étranges avec des cartons pour faire parler d'eux.

Alors qu’en France les élections présidentielles battent leur plein, Seoul n’est pas en reste. La Corée fait les choses dans un ordre un peu plus logique, puisque ce Mercredi les Coréens vont voter pour leurs députés et dans quelques mois pour un président. Cette année va donc être riche en débat politique de tout poil. Si j’en ai marre de la scène politique Française, il me suffit de zapper pour tomber sur la version locale qui me semble tout aussi distrayante.

Et il faut dire que nos amis des matins calmes montrent beaucoup d’énergie à ce petit jeu. Vu avec mes yeux d’étrangers, cela ressemble surtout à une bataille des rouges contre les jaunes. Je n’ai pas encore vraiment compris ce que ces femmes d’une cinquantaine d’années me voulaient dans la rue avec leurs numéros. J’ai d’abord cru au grand tirage du loto, mais il semblerait que cela soit lié aux élections.

Je suis donc parti à la chasse aux infos pour essayer de comprendre ce qui allait arriver Mercredi pendant ce scrutin à un tour. Je pensais d’ailleurs pouvoir tranquillement profiter d’un jour de libre vu que les journées de votes sont fériées ici, mais j’ai du aller travailler… comme bien souvent durant les jours fériés.

Dans la vie politique Coréenne, il y a deux partis majeurs qui se refilent le pouvoir de temps à autres. D’un côté du ring, les rouges, couleur qui n’a rien à avoir avec le retour des chars russes et chinois dans Seoul, bien au contraire. Anciennement connu sous le nom de « Grand Parti National » ce dernier a fait un petit dépoussiérage publicitaire pour s’appeler maintenant « Saenuridang » que nous pourrions traduire par le « Parti Frontières Nouvelles », à ne pas confondre avec une agence de voyage. C’est actuellement le partie au pouvoir avec son président Lee Myung-Bak (2MB pour les intimes). 

100 souvenirs Coréens (Seconde Partie)

Publiée par valeuf le 1 avril 2012 8 Commentaires

Soleil sur le temps qui passe.

Soleil sur le temps qui passe.

Après vous avoir proposé mes 50 souvenirs la semaine dernière voilà la suite de la liste pour arriver à 100 petites habitudes, lieux, nourritures… qui forment la Corée dans mon esprit. Finalement ce genre d’expérience donne une liste un peu fouillis des petites et grandes choses de la vie à l’étranger.

Je serais très curieux d’avoir vos souvenirs et anecdotes les plus marquantes dans les commentaires. N’hésitez pas à me dire si certains de mes souvenirs vous rappellent à vous aussi des histoires.

Bonne lecture !

100 souvenirs Coréens (Première Partie)

Publiée par valeuf le 24 mars 2012 11 Commentaires

La porte de mes souvenirs.

À l’heure où je publie ces lignes, je vais fêter mon 700éme jour en Corée du Sud. En effet, j’ai repris tous mes billets d’avion et cela tombe aujourd’hui, le 24 Mars 2011. Ce ne fut pas 700 jours d’affilé, mais plusieurs période, avec des retours en France des visites dans d’autres pays. Une période de 4 ans au total.

Par la même occasion, ce billet sera aussi le 100éme sur mon blog. Pour marquer l’occasion j’ai eu envie de prendre quelques semaines et de me remémorer 100 souvenirs sur la Corée. Tâche facilitée par ce blog. Je vous propose de partager ces souvenirs avec vous et je vous encourage à faire de même dans les commentaires.

Voyage à Jindo

Publiée par valeuf le 10 mars 2012 4 Commentaires

J’ai eu le très grand plaisir d’avoir été contacté il y a quelques mois pour écrire des articles pour un magazine Français en Corée : Le Petit Echotier. A l’occasion de leur numéro sur le tourisme, j’ai écrit l’article suivant sur Jindo que j’ai visité il y a quelques temps. L’occasion de se remémorer quelques souvenirs ensemble.

Grand-maman Ppong

Grand-maman Ppong immortalisée à Jindo.

Lorsqu’il s’agit d’aller prendre un peu de bon temps dans une île en Corée du Sud, locaux comme visiteurs de passages pensent tout de suite à Jeju : son climat, ces sites classés UNESCO et ces plages. Mais pour un pays qui compte plus de 4.200 îles (et îlots), il serait dommage d’arrêter là le tourisme insulaire. Il existe d’autres petit paradis cachés à découvrir. Jindo au Sud-Ouest de la péninsule, seconde île du pays par sa superficie fait partie de ces lieux injustement peu populaire.

Bien qu’il soit possible de se rendre en bus (5h30 de trajet) sur cette île, reliée à la péninsule par un pont, il est sans doute plus sage de faire le voyage en voiture. Le touriste consciencieux en profitera pour visiter Mokpo(목포) sur la route. Une visite au célèbre Gatwabi (homme transformé en rocher) s’impose, permettant de commencer une initiation aux légendes de la Corée, indissociable du tourisme par là-bas.

En effet, ne vous attendez pas à lézarder au soleil des plages de sable fin de côté-là de la péninsule, ce n’est pas vraiment le lieu (bien que cela soit possible), laissez-vous donc plutôt porter par les légendes et le calme qui se cachent derrière chaque recoin de paysage.

Bébé va fêter son premier anniversaire.

Bébé va fêter son premier anniversaire.

Il y a des traditions Coréennes que je trouve particulièrement adorables, ce qui est plutôt rafraîchissant après mon avis un peu mitigé sur les cérémonies de mariages express. Pour la première fois depuis que je suis en Corée, j’ai pu assister à un Doljanchi (돌잔치). Il s’agit du premier anniversaire d’un enfant, en utilisant le calendrier solaire (en général, il parait que cela se fait aussi en se basant sur le calendrier lunaire).

Quand j’ai reçu l’invitation d’un ancien collègue de travail pour « l’honorer de ma présence lors de cette cérémonie », j’ai tout de suite réservé mon Dimanche. Et donc, le week-end dernier, j’ai traversé une bonne partie de Seoul pour retrouver ce couple d’amis en hanbok (tenue traditionnel Coréenne) dans un hôtel très occidental de la capitale. A peine avais-je franchi la lourde porte tambour que l’immense panneau d’information du hall d’entré m’indiquait de me rendre au deuxième étage pour la cérémonie.

Même si c’était sans doute plus l’exception que la règle, j’ai pu profiter d’un repas servie à table (qui change des habituels buffets) avec l’animation d’un maître de cérémonie Coréen très en forme, on se serait crue dans la croisière s’amuse.

Etant donné que cela serait bien ennuyeux de « juste » manger entre amis ou en famille autour du bébé, il faut ponctuer cela d’un peu de suspens, de quelques larmes, saupoudré d’un peu de paris. Une fois le repas avalé à la vitesse de l’éclair, on place bébé sur une grande table, elle (le bébé) qui est toujours en hanbok et qui ne comprend sans doute pas trop ce qui se passe devient soudainement le centre de toutes les attentions.

Quatre chefs d’équipe plus tard…

Publiée par valeuf le 27 février 2012 3 Commentaires
Un passage à niveau à Yongsan.

Un passage à niveau à Yongsan.

Cela fait maintenant trois mois que j’ai rejoint le monde du travail Coréen dans un Chaebol. Malgré des débuts difficiles, je vais tout de suite casser le suspens : les choses se sont améliorées après tout de même quelques rebondissements surprenants. Je commence à me demander s’il s’agit là d’une particularité Coréenne ou tout simplement le fait de n’importe quelle entreprise aussi énorme et tentaculaire que celle que j’ai rejoint.

Tout commence donc fin-novembre, après une longue attente j’ai obtenu mon visa et j’ai intégré une équipe de vente en tant qu’ingénieur technico-commercial, avec pour but avoué de donner un vernis technique et international face aux clients européens.

Deux semaines plus tard, la personne qui m’avait recruté et qui était aussi le responsable de mon équipe nous annonce sa démission : « Il n’y a pas de place pour moi dans un Chaebol en Corée, j’ai donc décidé de partir ». Il avait signé son contrat il y a un an à peine. Aujourd’hui, il bosse à Singapour.

Dans les semaines qui ont suivies, tout le département (voir même, toute l’entreprise) a subi une ré-organisation de fin d’année : on change les noms, les responsables et on continue à faire la même chose. Je me suis retrouvé alors début Janvier avec un nouveau chef d’équipe, déplacé d’un centre de recherche au siège social, sans avoir vraiment de travail à faire et encore moins une attribution. On m’avait, pour le moins, oublié.

Mes collègues ne cessent alors de me répéter que tout va bien se passer pour moi, avec l’air de parler à un malade en phase terminal. Rien de très rassurant. Entre temps, j’ai aussi compris que le vernis technologique dans le discours de vente n’était absolument pas géré par mon équipe mais par les ingénieurs du centre de Recherche et Développement. J’en viens à la conclusion toute simple qu’il fallait que je parte. Et vite.

Je commence donc à évoquer autour de moi l’idée d’un transfert vers une équipe d’ingénieur, après tout, il parait que j’en suis un. C’est alors que commence …

Petites visites des pirates.

Publiée par valeuf le 26 février 2012 0 Commentaire

Une petite note rapide pour m’excuser des désagréments que certains ont pu peut-être voir sur ce blog ces dernières 24h. En effet, mon serveur a été piraté à cause d’une très vieille installation wordpress qui traînait sur un autre domaine depuis quelques années.

Vous avez peut-être eu la chance de vous faire rediriger vers des sites peu glorieux vendant du viagra ou essayant d’infecter votre ordinateur. Si vous utilisez un navigateur récent (Chrome, Firefox…), ce dernier à du bloquer tout danger. Si ce n’est pas le cas, je vous conseille très sérieusement de passer votre ordinateur à l’anti-virus.

J’ai normalement fait le ménage sur le serveur, et renforcé un petit peu la sécurité. On est malheureusement jamais totalement à l’abris, mais on va croiser les doigts pour que cela ne se reproduise pas.

Je reviens très vite avec des nouveaux billets pour vous faire oublier tout cela. En attendant, si vous voyez des phénomènes suspect sur korea.valeuf.org, n’hésitez surtout pas à m’envoyer un mail : korea@valeuf.org

À très bientôt.

Des outils pour bricoler (mais pas un blog)

Mes lecteurs perspicaces ont déjà du remarquer que le blog avait un peu changé depuis leur dernière visite. En effet, un nouveau thème graphique vous accueil désormais, toujours avec des couleurs criardes dans tous les sens, parce que j’aime le kitsch (et les Coréens aussi d’ailleurs).

Mais les plus malins d’entre vous auront remarqué quelques changements supplémentaires de ci et là. En effet, je ne me suis pas contenté de changer le design (c’est plutôt une conséquence en fait …), j’ai changé la machinerie qui permet de faire tourner ce blog. Sans m’étendre plus sur les détails, je suis passé d’une solution sous Django faîtes d’un amas de code maison et de sources trouvées sur le net vers un wordpress hébergé sur mon serveur.

La raison de ce changement est simple : le code python pour Django est devenu au cours des mois et des années ingérable. Impossible de le maintenir sans m’arracher les cheveux en cassant tout le site. Impossible d’ajouter des nouvelles fonctionnalités sans devoir passer une après-midi à coder. Et malheureusement, quand je code, je n’écrit pas.

J’ai donc décidé de me concentré sur le contenu plutôt que sur le contenant en faisant confiance à wordpress pour s’occuper de tous les petits et gros détails pour vous permettre de lire ma modeste prose sur mes aventures en Corée du Sud.

Au delà de ce gain de temps qui va me permettre de publier plus fréquemment,  je prévois aussi d’ajouter un certain nombre de fonctionnalité pour impliquer un peu plus les lecteurs. Le nombre de commentaire ayant en effet augmenté pour mes derniers billets, j’espère bien continuer sur cette lancée pour susciter encore plus de discussion et d’échange en Français sur la Corée.

Pour le moment, mon objectif était de réussir à sortir une première version avec au moins les mêmes fonctionnalités que la version précédente. C’est me semble-t-il chose faite. Normalement les anciens liens devraient toujours marcher et vos commentaires être toujours là (avec même vos avatars pour certains d’entre-vous). Si ce n’était pas le cas ou si vous constatiez des bogues sur le site, n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires ou par mail : korea@valeuf.org .

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Il y a quelques jours je commençais avec vous une thérapie pour essayer de me remettre du traumatisme de mes cauchemars de la langue Coréenne. Je dois dire que je suis tombé sur des docteurs qui m’ont rappelé à l’ordre sur le côté sans doute psychosomatique de ma maladie. Avant de continuer ma longue litanie de plainte (promis j’arrête après cela), je vais faire amende honorable et apporter une petite correction à mes précédentes assertions.

Il est possible, dans la langue courante, de dire « Deux, s’il vous-plait », cela peut tout simplement se dire : « 둘이요 ». On m’a cité des références discutables comme « My Sassy Girl » (un gros succès du box)office Coréen). Alors c’est vrai que je connaissais cette expression, mais bon en même temps si on ne peut plus déformer la réalité pour se plaindre … Où va le monde, hein !? 

Enfin bref, passons donc aux trois cauchemars suivants, je vais essayer d’éviter la mauvaise fois pour la suite, mais je ne vous promet rien, l’erreur est humaine après tout ! Ceci dit, j’aime beaucoup quand mes lecteurs me ridiculisent en pointant du doigt mes bêtises, c’est mon petit côté masochiste sans doute, alors faites vous plaisir. Et maintenant … commençons.

Appeler quelqu’un

Cela fait longtemps que je voulais vous parler de ce très gros problème, source de nombreuses crises d’angoisses. Je pense que je pourrais écrire des dizaines de billet à ce sujet et en faire l’objet de plusieurs thérapie de groupe. Combien de fois me suis-je retrouvé à me demander comment j’allais pouvoir interpeller ce collègue, cet ami ou la vieille dans la rue qui vient de m’envoyer un coup de canne dans les tibias (histoire vécue dans le métro)? Le lecteur naïf pourrait me dire : « c’est pas compliqué tu utilises son nom ou un pronom, faut pas chercher midi à quatorze heure ». Sauf que malheureusement, cela ne marche pas comme cela. Vous pouvez bien sur  tenter d’appeler quelqu’un par son prénom, sauf que déjà il faudrait le connaître son prénom. En effet …

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